Un article paru dans Saga Bouledogue sur mon petit élevage

Voici le texte dactylographié de l'article paru dans Saga bouledogue sur mon petit élevage de bouledogue francais. Le scanner de l'article original figure dans les onglets "Un sourire de Star" : première partie, et "Intelligent mais Cabochard" : deuxième partie.

Sur simple demande par e-mail : clotildechardeau@club-internet.fr, je vous enverrai l'article original en pièce jointe.

 

SOURIRE DE STAR

 

L’élevage de la Plaine de Nay est un petit élevage qui a comme credo le bien-être des chiens. Car des chiens heureux et équilibrés donnent naissance à des chiots heureux et équilibrés ! Passionnée de bouledogues français depuis toujours, Clotilde Brot a décidé de  les élever pour en profiter en plus grand nombre et ce, dès leur plus jeune âge.

 

 

Saga Bouledogue :  Quelles sont les grandes qualités du Bouledogue Français ?

 

Clotilde Brot :

Ce qui me fascine en eux, c’est tout d’abord  leur sociabilité incroyable,  leur amour sans borne de l’être humain. Ils les aiment tous, quelque soit leur âge ou leur sexe, et n’ont qu’un souhait, être avec leurs maîtres autant que possible pour les jeux et les calins. Tous les mâles, et certaines femelles, sont joueurs « à vie ».

 

Ce sont aussi, pour la plupart, des chiens très intelligents, capables de jeux évolués, tel que cache-cache.

 

En outre, leur bouille me donne toujours envie de rire, tant leurs expressions sont humaines.

Les grimaces des singes sont communicatives car très proches de nous. Mon mâle « Ulk » m’a souvent fait penser au sourire du personnage de joker dans Batman. Quand il a bien couru, on dirait qu’un large sourire fend sa gueule. Il a également la particularité, je pense par manque de souplesse, ne pouvant se nettoyer par léchage, de se tripoter les organes génitaux avec sa patte, assis dans une position très humaine. Je disais alors à ma fille quand elle était petite, pour expliquer ce geste, qu’ « il jouait de la guitare » !

 

 

Et ses défauts ?

 

C.B. :

Le bouledogue français est un chien très intelligent, mais cabochard. Il veut vous faire plaisir, mais c’est plus fort que lui, il faut que parfois, il transgresse tel  ordre, se fasse un peu prier pour obéir.

 

Les ordres les plus importants me semblent être « Non » et « Viens ici ».

 

 

Est-il sportif ?

 

C.B. :

Le Bouledogue Français est un grand joueur. Il est gai et affectueux avant tout. Par contre, sa morphologie le prédispose plus au canapé du salon qu’au marathon. En effet, en raison de son museau court, il supporte mal la chaleur et les efforts physiques trop prolongés. La régulation de la température se fait par la respiration chez les chiens, donc plus le chien a le museau court, plus la baisse de sa température corporelle est difficile. Un Bouledogue Français avec un peu de museau peut courir plus longtemps qu’un Bouledogue Français particulièrement remouché. C’est pourquoi, afin de conserver le type du Bouledogue Français,  tout en mettant un accent particulier sur sa santé, je fais reproduire des mâles très typés, avec des femelles moins typées, donc avec un peu plus de museau.

 

Un bouledogue français qui ronfle beaucoup est un bouledogue français avec un problème de respiration (narines trop pincées, voile du palais trop long , etc.). Il ronronne comme les chats quand on le caresse, pour vous montrer à quel point il aime, mais il ne faut pas qu’il ronfle vraiment.

 

Pourriez-vous nous parler de la race en quelques mots ?

 

C.B. :

Le bouledogue français est une race récente, un molossoïde de petit format, cousin d’un côté du Bouledogue Anglais et de l’autre de ratiers et de terriers. C’était au départ le chien des bouchers du quartier de la Villette et des Halles à Paris. Par la suite, il fut la coqueluche de Mistinguett et Colette et Yves Saint-Laurent entre autres. En 1880 naît le Club amical qui deviendra plus tard le « Club du Bouledogue Français », dont je fais partie depuis de nombreuses années. Je me rallie entièrement aux choix du Comité en général, et en particulier pour le standard. En effet, je prône la santé avant tout au sein de mon élevage. Ainsi, le fait qu’il y ait maintenant une recherche d’essoufflement excessif pour l’attribution du T.A.N. (Test d’Aptitudes Naturelles) me semblait également indispensable. Le T.A.N. est, avec un qualificatif « excellent » en exposition canine, nécessaire à l’obtention de la cotation 2.

 

C’est le cas de vos chiens ? Avez-vous des champions ?

 

C.B. :

En effet, la plupart de mes bouledogues sont au moins cotation 2 : U2, Améthyste de la Plaine de Nay, Ulk, ZZR Cassandra, Barth de la Plaine de Nay, etc… . Ulk a même été « meilleur de race » dans une exposition canine nationale. Il a obtenu plusieurs C.A.C.S (Certificat d’Aptitude au Championnat de Conformité au Standard). U2 a un magnifique pedigree : elle est entre autres la fille du champion de France et multi-champion international Sinédine Zidane de la Rose des Neiges, et son fils, Dagobert de la Plaine de Nay, est l’espoir 2009 de notre élevage. Ce dernier, ainsi que Darling de la Plaine de Nay et Divine de la Plaine de Nay, sont des enfants de mon étalon Fantastic de la Parure. L’élevage de la Parure est mondialement connu pour ses nombreux multi-champions. Fantastic est le petit-fils du multi-champion international Zenith de la Parure, et l’arrière petit-fils du multi-champion international Otto-Prince de la Parure. Fantastic a hérité entre autres de sa généalogie une respiration parfaite, à savoir entièrement silencieuse. L’esthétique est certes un facteur important dans le choix des géniteurs, mais la recherche d’une santé de fer doit être un objectif primordial pour un élevage.

 

Quelles sont les obligations légales pour devenir éleveur ?

 

C.B. :

Pour devenir éleveur, de nos jours, un diplôme d’élevage canin professionnel est nécessaire, (obtenu la plupart du temps lors d’études dans des lycées agricoles). Puis, il faut passer le certificat de capacité d’éleveur.

 

Enfin, la D.S.V. (Direction des Services Vétérinaires) vous donne, suite à l’examen de votre élevage, de ses locaux, son approbation, si c’est un élevage familial, soit maximum 9 chiens adultes. Si c’est pour un élevage professionnel, donc un site classé, il faut établir un projet avec de nombreux plans et une documentation précise qui seront envoyés à la préfecture, à la D.S.V. et à la Mairie pour information et approbation. En effet, il faut être en accord avec la règlementation,  au niveau environnement, écologie, voisinage, locaux et outillage, épandage des déjections, hygiène, etc… la liste est encore longue. Au-delà de 49 chiens, les démarches deviennent beaucoup plus complexes car il y a des autorisations à obtenir, et la règlementation est nettement plus lourde.

 

Quel est le profil type du futur propriétaire ?

 

C.B. :

Beaucoup de maîtres sont citadins, et habitent en appartement, car le Bouledogue Français est le parfait chien de salon, mais bien sûr,  aucune généralité n’est à faire, puisque le Bouledogue Français séduit tout autant des maîtres habitant à la campagne, avec un jardin. Cette race charme par sa « bouille » et par son caractère à part. Il attire des maîtres de tous bords, hommes comme femmes, de tous âges.

 

Comment bien accueillir son chiot les premiers jours ?

 

C.B. :

Tout d’abord, je pense que le chiot doit terminer sa période de sociabilisation, qui se situe entre 3 et 12 semaines, chez le maître. C’est pourquoi je conseille aux adoptants d’accueillir leur chiot vers 9 ou 10 semaines. C’est à cet âge qu’il supportera le mieux d’être séparé de sa mère. Il est sevré depuis quelques semaines, et encore dans la phase où il intègre le mieux son environnement. Chez moi, le chiot est habitué aux autres chiens, aux enfants, aux adultes, aux chats, à la musique, aux bruits domestiques. Chez le maître, il s’habituera à son mode de vie, alors qu’il est encore dans la période de sociabilisation jusqu’à 12 semaines. Tout ce que le chiot n’a pas connu pendant cette période risque de lui faire peur pour le reste de sa vie. Cette phase est donc cruciale. Par exemple, un chiot qui n’est jamais monté en voiture à 12 semaines, peut avoir peur de monter dans une voiture toute sa vie !

 

Est-il propre rapidement et comment éviter les bêtises ?

 

C.B. :

Je conseille aux maîtres de mettre le panier du chiot pour les premiers mois dans une pièce qui ne craint rien, la cuisine par exemple, car les chiots ne peuvent pas se retenir de faire leurs besoins toute une nuit, et mordillent ce qui se trouve à leur portée les premiers temps.

 

Il faudra leur apprendre à ne mordiller que leurs jouets, et peu à peu la propreté.

Pour leur apprendre à ne pas tout mordiller, dès qu’ils s’attaquent à un objet non autorisé, il faut les prendre par la peau du cou, entre les omoplates, et les soulever en disant fermement « non », puis les reposer, et leur maître la main sur l’épaule, ce qui signifie « je suis le chef, je t’ai corrigé, mais je ne t’en veux pas ». Leur mère se comporte ainsi avec eux. Puis leur mettre dans la gueule un de leurs jouets, qu’ils sont autorisés à mordiller. Il faut également leur apprendre à ne jamais mordiller les doigts, même pour jouer.

 

Pour la propreté, les sphincters des chiots sont murs à 5 mois. Avant, ils peuvent ne pas pouvoir se retenir une nuit entière. Pour leur apprendre la propreté, la solution la plus efficace consiste à les sortir juste après leurs repas,  à les laisser dehors jusqu’à ce qu’ils aient fait leurs besoins, et, bien sûr, à les féliciter chaudement quand ils ont fait au bon endroit.

 

Que faut-il acheter comme jouets et comme type de panier ?

 

C.B. :

Je conseille comme jouets des balles en caoutchouc très dur et des nœuds en corde. Bien entendu, quelque soit le jouet donné, il faut les examiner de très près en permanence, pour les jeter immédiatement dès qu’ils partent en morceaux, car les bouledogues français viennent à bout des jouets les plus solides, et adorent tout gober.

 

Comme panier, je suggère un panier en plastique dur, avec une moquette spéciale pour chien style « wetbed » à l’intérieur. En effet, les paniers en osier seront bien vite dépiotés par leurs petites dents.

 

Quel est votre agenda ? Des chiots sont-ils disponibles ?

 

C.B. :

Je serai à Pau en avril, à Tarbes cet automne, puis à Bordeaux et Toulouse début 2010. J’attends des naissances pour mai. Les chiots iront chez leurs maîtres en juillet. Le prix varie

entre 1000 et 1300 euros, en fonction du sexe et du coloris, pour un chiot inscrit au LOF, identifié électroniquement par puce et la première vaccination faite. 

 

Le prix d’un chiot bouledogue français résulte de la difficulté de reproduction. Entre autres, les naissances sont la plupart du temps par césarienne, donc une chienne ne reproduit que 3 fois dans une vie, mais par contre les vaccins et leur entretien est « à vie ». Parmi mes chiennes, certaines n’ont reproduit qu’une fois. D’autres n’ont eu qu’un chiot. En outre, on imagine mal le cout de fonctionnement d’un élevage, si on veut bien s’occuper de ses chiens !